Selon l'article L.111-1 du code de la propriété intellectuelle :  "L'auteur d'une oeuvre de l'esprit jouit sur cette oeuvre, du seul fait de sa création, d'un droit de propriété incorporelle exclusif et opposable à tous. Ce droit comporte des attributs d'ordre intellectuel et moral ainsi que des attributs d'ordre patrimonial, qui sont déterminés par les livres Ier et III du présent code."

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  • Katheline Viersac et Jessy Rosillette

Le logement dans la médina à Marrakech, comment concilier mise en valeur du patrimoine et attractivi


Le terme médina est l’équivalent du mot “ville en arabe”. Aujourd'hui, on désigne la médina comme la partie ancienne des villes arabes, par opposition aux quartiers modernes de type occidental (tel que le quatier du “Guéliz” à Marrakech). La médina est caractérisée par des portes d’entrées et des remparts qui la ferment et la protègent. Les médinas, en tant qu’espaces urbains vivants et évolutifs, sont le résultat d’interactions des diverses populations, à travers l’histoire du pays et qui a déterminé la grande variété des formes architecturales contemporaines, ainsi que le paysage urbain des villes.

La médina de Marraakech s'étend sur 700 hectares et se caractérise par une forte densité et des rues tortueuses relativement étroites, selon un parcellaire très ancien. La médina est traversée par des rues principales reliant les différentes portes entre elles. Ces rues donnent accès aux espaces et aux monuments collectifs comme les mosquées, les hammams et les souks, partie marchande de la ville dédiée à l’artisanat et aux commerces. Organisés par quartiers et par type d’artisanat, les souks sont la zone de communication et d’échange, entre la population urbaine et les populations rurales qui l’approvisionnent. Des voies secondaires mènent aux impasses et aux îlots résidentiels réservés aux habitants du quartier.

La médina de Marrakech est inscrite au patrimoine de l’UNESCO depuis 1985. Le tourisme devient un nouvel indicateur de l'aménagement de la médina. Cette inscription au patrimoine explique en partie des éléments socio-spatiales dues à son ancrage dans la mondialisation, à la mise en valeur de l’identité locale.

L’urbanisme, l’architecture et les modes de constructions importés semblent porter l’image positive de la modernité. Aujourd’hui, l’espace urbain traditionnel de la médina de Marrakech porte tous les signes du sous-developpement, alors que les autorités publiques qui crées les villes nouvelles tentent d’en faire l'éloge.

Le développement urbain et économique du Maroc remet en question les modes de production traditionnels et les liens commerciaux entre médinas et zones rurales. La médina se définit dès lors par rapport à une nouvelle relation socio-économique avec la ville moderne.

Au cours de ces dernières années, et grâce à un commerce touristique florissant, les médinas marocaines ont pu malgrès tout connaitre pour la majorité de nombreuses interventions de réhabilitation, d’assainissement et de réfection.

Tamansourt : ville nouvelle, ville durable ?

Lancé le 21 décembre 2004 par le roi Mohammed 6 et la société Al Omrane, la ville nouvelle de Tamansourt est une construction ex nihilo. Situé à 12 km de Marrakech et prévu pour recevoir 30 000 habitants, la ville est le projet urbain phare de la région.

En effet, face aux problèmes posés par la macrocéphalie Marrakechi et son expansion urbaine difficilement maîtrisable, cette ville tente d’apporter certaines réponses.

Construite autour des notions clés de la mixité sociale et du développement durable, la ville se veut le miroir d’un Maroc émergent.

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